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7h30 au départ ce matin, centre de Toronto. Je suis avec Anne, une de mes amies avec je
cours régulièrement. Pas d'angoisse, un peu d'appréhension. Comment est-ce que mon corps va réagir a la distance ? Est-ce qu'il va se souvenir des kilomètres que j'ai accumule pendant les longues semaines d'entraînement ? Je ne me suis
pas fixée d'objectif de temps.
Pour mon premier semi marathon,
mon seul but est de le finir et de l'apprécier. Le pistolet retentit et plus de 14,000 participants de
tous âges, de toutes origines et de tous niveaux s'élancentdans des cris de joie et supportes par les applaudissements enthousiastes des spectateurs. C'est parti pour 21km.
La sensation des premières foulées dans la ville est magique, la ville est a
nous. C'est euphorique. Les kilomètres défilent sans trop de peine. Les stations d'eau sont les bienvenues pour ralentir la cadence et
attraper un verre d'eau qui finira sur mes jambes pour merafraîchir. Le demi tour est au 11e km et des le 9e km on
croise en sens inverse les marathoniens qui partis en même temps que nous ont déjà 8kms d'avance sur moi !
C'est vers le 15e km que mon genou me lance des signaux de détresse. Pas grand chose a faire, continuer, ne pas penser a la douleur. les 17e et 18e km sont épouvantables. J'ai essaye de marcher pour reposer mon genou, mais la douleur revient deux fois plus vive quand je recommence a courir. Le 19e km s'annonce et je sens
l'excitation de la foule qui devient de plus en plus compacte vers l'arrivée. Mes jambes ont adopte un rythme de
mouvement automatique, je ne les contrôle plus, elles avancent toutes seules. Le dernierkilomètre est celui qui restera marque dans
ma mémoire. A ce moment j'ai réalisé que je l'avais fait. Des panneaux égrainent les dernières centaines de mètres. J'ai un sourire béatfige sur le visage. je
passe la ligne d'arrivée main
dans la main avec Anne.
Sentiment d'autosatisfaction, de réussite, de fierté et la certitude que cette expérience aura fait de moi quelqu'un
de diffèrent. Je suis allee au dela de ce dont je me croyais capable. Je me suis surpassée.
C'est a Valerie que je le dois, qui m'a encouragee, soignee
et entraînée non pas comme un
coach mais comme une amie. Aussi a Guillaume qui, sans broncher, a accepte que tous nos dimanches matins en famille soient sacrifies au nom de ces précieuses sorties de longue
distance imposées par
mon entraînement. Et aussi a moi, qui ai enfin eu assez confiance en ce que je pouvais réaliser.
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